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Auteurs - Page 31

  • "Voie de disparition" : Yves Leclair, Librairie La Brèche éditions, avril 2014, 56 p., 6,90 €

    Après des études de musique et de Lettres, puis sa rencontre avec Yves Bonnefoy en 1975, Yves Leclair s'est tourné vers la création littéraire. Dès 1978, Yves Leclair collabore régulièrement à la revue L’École des Lettres (éd. L’École des loisirs), puis, à compter de 1988, à la NRF où Jacques Réda commence à publier ses poèmes, ses essais, ses notes de lecture et ses chroniques. Écrivain, Yves Leclair a publié des journaux poétiques, des récits et des essais, notamment aux éditions du Mercure de France, la Table Ronde et Gallimard. Il a traduit les troubadours (Jaufre Rudel, Peire Cardenal). Le poète et essayiste a participé à de nombreuses revues comme la NRF, Critique, Europe, Etudes, Diérèse... ainsi qu'à différents ouvrages (Encyclopédia Universalis, etc). 

    Pour ce qui est de Diérèse, Yves Leclair y est présent dans les numéros 44 (avril 2009) - spécial Jean-Claude Pirotte, 54 (octobre 2011) - spécial Richard Rognet, 59/60 - hommage à Nicolas Dieterlé, 64 (mars 2015) et le sera dans le numéro 85, à paraître le 24 octobre 2022.
    Voie de disparition est le quatrième livre qu'il a publié à la Librairie La Brèche, en voici un extrait :

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  • "La Grille", de Pierre-Louis Humbert, éditions Ramsay, collection Mots, 23 janvier 1981, 224 pages, 7,93 €

    Né en 1952, Pierre-Louis Humbert a vécu six années en Afrique. Il y a étudié, participé à des missions, mangé du "cœur de singe". Psychologue de formation, il écrit des textes de publicité et collabore à une encyclopédie de géographie humaine. Il a travaillé pendant trois ans dans une clinique de psychothérapie lacanienne, satellite de la Borde et théâtre de son premier roman, "La Grille". "Homme blanc, long nez" est son second roman, qui lui se passe en Afrique, édité de même chez Ramsay, en janvier 1984. Plus de nouvelles parutions à signaler depuis cette date, de cet auteur des plus discrets.
    ... En entrant dans l'univers si particulier de "La Grille", on y découvre que le Loir-et-Cher est constellé de cliniques psychiatriques new look. Et parfois une grille s'entrouvre pour laisser passer un élu, un apprenti thérapeute en quête gourmande de stage. Une fois accepté dans l'enclos, l'heureux élu apprendra à "faire la Grille", qui cette fois consiste à en organiser le fonctionnement institutionnel, avec ses amours et ses tortures, ses tendresses et ses rituels : un portrait sans complaisance des aventures de la déraison, un récit épique, tantôt drôle et tantôt à pleurer, des enchaînements "maudits" de la Folie.

     

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  • "Au miroir des mots", de Lionel Ray, avec 5 acryliques de Lydia Padellec, éditions de la Lune bleue, 16 pages, 50 exemplaires, décembre 2012

    Ayant participé par deux fois à Diérèse, dans ses numéros 40 (avril 2008) et 54 (octobre 2011) Lionel Ray, né en 1935, vit à présent retiré à Saint-Brieuc. Avec 36 livres parus, la plupart aux éditions Gallimard, dont Souvenirs de la maison du Temps (en 2017) son dernier recueil en date, Lionel Ray, pseudonyme de Robert Lohro, s'est aussi intéressé de près à la poésie bengalie, initié en cela par son épouse Sumana Sinha, une romancière et traductrice franco-indienne originaire de Calcutta : citons ici 12 poetas bengalis (éd. Lancelot, 2006), Tout est chemins, éd. Le Temps des cerises, 2007, deux anthologies de poésie bengalie écrites en collaboration avec sa femme.
    Le numéro 13-14 de la revue Incendits, hiver [décembre] 1986-1987, intitulé : "Lionel Ray" et donc consacré à cet auteur, fait référence.

    Au sujet de l'œuvre de Lionel Ray, ce qu'a écrit Francis Wybrand :

    Si "mutation et métamorphoses" sont les termes élus par Lionel Ray, ils peuvent aussi servir à approcher un travail qui, à l'écart des théories, a cherché à éviter les retours nostalgiques à l'académisme comme la fuite en avant dans le formalisme. Le lyrisme qui caractérise son œuvre est tout sauf facile : les élans spontanés de la subjectivité sont ici constamment brimés par un travail sur la matière même du langage. Le sujet qui parle ou qui chante n'oublie jamais qu'il parle de quelque chose, du concret du monde, et que ce qu'il dit s'adresse toujours à quelqu'un, ce destinataire inconnu, anonyme qu'est le lecteur. Les mots simples, les syntaxes accordées au rythme de la prosodie laissent transparaître le sens, le font jaillir dans des coulées heureuses, non exemptes d'inquiétudes. Comme un château défait (1993, prix Supervielle en 1994) et Syllabes de sable (1996) disent avec pudeur l'irréparable, l'ineffable perte" : "Ce désarroi des pas d'avant / sur des chemins jamais aboutis : / maison des vents, maison d'absence..." C'est de l'intérieur même du chant que se disent les ruptures (Entre nuit et soleil, 2010). Ce n'est certainement pas un hasard si, en 1976, Lionel Ray a consacré un essai à Rimbaud : la poésie, à défaut de "rythmer l'action" ou de la devancer, accompagne les hommes, intensifie leur séjour, refuse tricheries et stratagèmes. Lionel Ray se sent proche d'auteurs comme Supervielle, C. Milosz, Aragon, mais aussi Michaux, auquel il a consacré un Tombeau (dans Une sorte de ciel).  


    Francis Wybrand

     

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