Auteurs - Page 28
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Andrea Raos, poète italien est né en 1968, près de Milan. Il vit actuellement à Paris. Andrea Raos est traducteur et chercheur en littérature japonaise. Il a écrit Discendere il fiume calmo, Franco Buffoni (éd.), Poesia contemporanea. Quinto quaderno italiano, Crocetti Editore, 1996, Lettere nere, 1996-2000, inédit, Aspettami, dice. Poesie 1992-2002, Pieraldo Editore, 2003. Il a par ailleurs dirigé l'anthologie de poésies italienne et japonaise contemporaines Chijô no utagoe - Il coro temporaneo (Le Chœur temporaire), préface Nanni Balestrini et Yoshimasu Gôzô, éditions Shichôsha, 2001.
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"Noone", de Lydie Dattas, éd. Mercure de France, collection Poésie, octobre 1970, 80 pages
Parmi les livres qui se publient en nombre à chaque rentrée littéraire, il en est un qui fait bande à part. Il n'avance pas avec les vagues. Il flotte, immobile, blanc, comme l'un de ces oiseaux qui se posent sur la grosse mer. Il renvoie bien la lumière, il est lisse, il a l'air tout neuf. Ce sont vingt-trois poèmes, dont cinq sont écrits en anglais. Ils relèvent d'une beauté puissante, comme on dit "l'hydrogène naissant", qui se prête malaisément au commentaire. Il a paru simple de faire parler l'auteur. C'est une jeune fille grande, brune aux cheveux coupés court, pâle, vêtue d'un chemisier sable, en pantalon et blouson sombres. L'entretien, qui a eu lieu en octobre 1970, a été court.
Michel Cournot
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"Neurophilosophie du rêve", de Claude Debru, éditions Hermann, 398 pages, 198 F
Une lecture de mes vacances, qui a retenu toute mon attention, selon l'expression consacrée. Vous n'êtes pas sans savoir le respect que je porte à toute la partie onirique de notre existence, qui dérange notre armature logique et nous met en présence de ce que Gérard de Nerval, dans Aurélia entre autres, évoquait comme le franchissement de "portes d'ivoire et de corne". L'approche psychanalytique est insuffisante, et les surréalistes, qui sont friands de ces images générées par notre cerveau de nuit (n'enterrons pas, je vous prie, bien trop vite ce courant : le surréalisme, qui continue de vivre de sa vie propre, en marge des produits finis (à tous les sens du terme) servis par les grandes maisons d'édition).
... Des nouvelles du prochain numéro de Diérèse, le quatre-vingt-cinquième ? Il est en bonne voie et devrait sortir en octobre comme prévu. Les mois de juillet et d'août m'ont permis d'avancer l'ouvrage, fort de ses 326 pages, avec une belle surprise au sommaire. Encore un peu de patience donc. Amitiés partagées, Daniel Martinez