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Jean-Claude Pirotte

  • "Des ombres errantes", un prosème de Michel Passelergue, au regard d'une encre de Jean-Claude Pirotte

    Michel Passelergue, auteur et essayiste, est né en 1942, à Paris. Il a été professeur de mathématiques en banlieue parisienne, retraité depuis 2005. Membre du comité de rédaction de la revue Phréatique de 1980 à 2001, collaborateur de nombreuses autres revues, il est l’auteur, comme poète et essayiste, d’une œuvre importante composée de seize titres (le dernier en date sera commenté par Jean-Louis Bernard in Diérèse 87 : Un roman pour Ophélie suivi de Douze monodies au bord de la nuit, éditions du Petit Pavé, 2022). Son premier livre fut publié en 1970 par l'éditeur Pierre-Jean Oswald : ErosionMichel Passelergue a reçu le prix Aliénor en 2012.
    A ce jour,
    Michel Passelergue a été publié dans sept numéros de Diérèse (n°40, 45, 46, 51, 59/60, 63, 75).

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  • "Traverses" : Jean-Claude Pirotte, éditions du Cherche midi, janvier 2017, 96 pages, 14 €

    On ne présente plus Jean-Claude Pirotte aux lecteurs de Diérèse ! Le numéro 44 qui lui était consacré a été composé en sa présence (je vous donnerai à lire sa présentation, qu'il a tenu à rédiger à l'occasion de la sortie dudit numéro, un peu à la manière de Michaux - natif de Namur comme lui, le fit en son temps).
    Traverses est un ouvrage posthume, un Journal que tenait Jean-Claude, qui couvre la période allant du 1er juin 2010 au 16 juin 2011. Il se sait dès alors condamné (une lésion irréversible au fin fond de l'oreille interne). Il me l'écrit, plus pour m'en informer que pour s'en plaindre et continuera de coucher sur le papier son vécu, jusqu'à...
    Sa condition de poète, d'écrivain, par les extraits choisis qui suivent, est ainsi dévoilée au grand jour, après que. Elle est emblématique d'une vie qui jamais ne fut de tout repos, elle pointe du doigt une pauvreté assumée en même temps qu'une force/pulsion de vie, un désir de s'en sortir, au mieux, une constante chez Pirotte. Il confie par exemple avoir mangé du hérisson dans sa jeunesse, et d'ajouter : "On demandera quel goût a la chair du hérisson. Mais qu'importe. Les circonstances, voilà ce qu'il faut savoir". Il cite au passage le Journal de Ramuz, comme un référent obligé : "deux pages, éblouissantes (parmi bien d'autres) et d'une active et terrible nostalgie, à la date du 8 janvier 42".
    Et de sourire quand ce n'est pas grimaces à la Grande Faucheuse, pour la beauté du geste. Soit, pour conclure : "Écrire pour écrire, avec l'espoir tout à fait vain, absurde, que l'écriture ne rouille pas."

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