Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Auteurs - Page 7

  • "Le Grand Escroc" (Confidence Man and his Mascarades), d'Herman Melville traduit par Henri Thomas, Points Littérature, Le Seuil, 1984, 395 p., 31,50 F.

    Le Grand Escroc est le dernier roman que Melville publia de son vivant, le dixième en onze ans. Après la publication de ce roman, Melville s'est détourné de l'écriture professionnelle ; il est devenu conférencier, racontant principalement ses voyages à travers le monde et plus tard, pendant dix-neuf ans, il devient un fonctionnaire fédéral. Il a continué à faire de la poésie, mais n'a publié aucun travail de prose majeur après L'Escroc. Billy Budd, le roman trouvé parmi ses papiers après sa mort, n'a été publié qu'en 1924.

    PORTRAIT MELVILLE.png

    Melville.jpg

    Voici pour vous, la recension de Claire Parnet, qui vous présente ici ce livre d'exception, dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture :

     

    Lire la suite

  • "Le sentiment de la nature" : Vahé Godel, Cadex éditions, 14 dessins originaux de Jacques Clauzel, 40 pages, 700 exemplaires sur Vergé, 8,50 € (01/11/2002)

    Voici, de la main de Vahé Godel, sa propre bobibliographie :

    "Vahé Godel habite Genève, où il est né le 16 août 1931, d'un père suisse (le linguiste Robert Godel) et d'une mère arménienne, originaire de Bursa (Turquie). Les séjours qu'il a faits en Arménie, dès 1969, l'ont profondément marqué. Hérétique, érotique, errant sans cesse entre l'Orient et l'Occident, entre les vers et la prose, l'incantation et le récit, héritière tout ensemble d'un Henri Michaux, d'un Octavio Paz et de Grégoire de Narek (le grand mystique arménien du Xe siècle), son œuvre comprend une quarantaine de livres dont : Signes particuliers (poèmes, Grasset, 1969) ; Du même désert à la même nuit (récit, J. Antoine, Bruxelles, 1978, réédité dans la collection Poche suisse, L'Âge d'Homme, 1991, avec une préface de Nicolas Bouvier) ; Qui parle ? que voyez-vous (récit, Zoé 1982, Prix Schiller) ; Quelque chose quelqu'un (choix de poèmes, préface de Jean Starobinski, La Différence, Paris, 1987) ; Arthur Autre (roman, La Différence, 1994) ; Un homme errant (récit, Métropolis, 1997) ; Le sang du voyageur (choix de poèmes, préface d'André Clavel, Poche suisse, L'Âge d'Homme, 2005) ; La poésie arménienne du Ve siècle à nos jours (anthologie, présentation et traduction de V. Godel, La Différence, 2006) ; D'une plume clandestine (L'Aire, 2009)." Ajoutons encore Rien (ou presque) (Éditions des Sables, 2012) ou Parlez, je vous écoute (L'Aire, 2012)."
    J'ajouterai que son dernier livre paru, que Vahé ne mentionne pas, s'intitule : Le chat suivi de vous, (exquise découverte), en date du 29/8/2022, aux éditions Le Taillis Pré.

    Parmi tous ses livres parus, j'ai choisi Le sentiment de la nature, pour ce qu'il dit de beau du monde végétal en particulier. Son livre est divisé en deux chapitres, le second s'intitule "Dans le noir", le premier "Autoportrait d'un frontalier", l'ouvrage débute ainsi :

    Lire la suite

  • Franck André Jamme : "Absence de résidence et pratique du songe", éditions Granit, coll. de l'Anneau, 5 janvier 1985, 120 pages, 70 F

    Ce livre comprend six sections regroupant pour les cinq premières des écrits de l'auteur (son pseudonyme était Marchant Ducel, ainsi que je vous l'ai déjà dit) parus en éditions limitées, sur beau papier, allant de juin 1979 (La flamme dans l'eau) à décembre 1984 (La Table d'orientation, recueil enté d'une aquarelle de sa compagne, Lucie). Poète de première importance, spécialiste de culture indienne, pas vraiment dans le goût de l'époque il est vrai, où la langue, le corps et l'écriture trop souvent ne forment pas un tout constitutif mais occasionnel, au mieux jointifs sans se fondre pour autant dans l'être qui les porte et les révèle. Retenons ici la formule saisissante de Jamme (in Bois de lune, 1990), pour qui le poète s'adressant à lui-même, s'en remet in fine à "la feuille transparente qui vole en toi et que tu ne pourras jamais saisir." A ainsi concevoir le poète comme révélateur, j'aime cette notion qui renvoie à la solution employée en photographie, et qui rend visible l'image latente, jugez-en par le contenu des prosèmes qui suivent, extraits de la sixième section du livre qui nous intéresse, inédite au moment de sa sortie - elle s'intitule :

    Lire la suite