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Auteurs - Page 6

  • "Jours ordinaires", de Yves Simon, éditions Grasset & Fasquelle, janvier 1989, 80 pages, 48 F

    C'est en Haute-Marne, à Choiseul, que naît Yves Simon le 3 mai 1944. Il passe une enfance rêveuse dans les Vosges entre un papa cheminot, André, et une mère infirmière, Yvonne. Le métier de son père lui permet de voyager gratuitement. Bourlingueur en herbe, il a ainsi l'occasion de découvrir Paris et de nombreux coins de France. Lorsqu'il a 15 ans, il navigue déjà entre musique et littérature. Ses passions et centres d'intérêt sont nombreux et d'essence plutôt artistique.

    Musicien - ma post adolescence a été bercée par son titre "Ma jeunesse s'enfuit" - romancier, poète à ses heures (Le Souffle du monde, éd. Grasset, 2000), le Prix Médicis lui est décerné pour "La Dérive des sentiments" (éd. Grasset, 1996). J'ai choisi l'un de ses livres le moins cité, qui compte pourtant dans son œuvre : une sorte de Journal, soixante-six notations au fil de l'eau, non datées, sans cohérence apparente mais indirecte, où le poète qu'il est laisse défiler devant nos yeux des instants de vie, des instantanés au sens quasi photographique du terme.

    Voici :

     

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  • "Jours d'hiver" de Marie-Hélène Lafon, librairie Initiales, 56 pages, 13 novembre 2018

    Marie-Hélène Lafon, née le 1er octobre 1962 à Aurillac, dans une famille de paysans, est une professeure agrégée et écrivaine française, qui réside aujourd'hui à Paris.
    Elle devient agrégée de grammaire en 1987 et commence à écrire en 1996, à 34 ans. Son premier roman Le soir du chien (2001) est récompensé par le prix Renaudot des lycéens en 2001.
    Elle avait précédemment écrit des nouvelles - pour lesquelles elle ne trouvait pas d'éditeur - dont "Liturgie", "Alphonse et Jeanne", qui seront publiées l'année suivante dans le recueil Liturgie (2002), récompensé par le prix Renaissance de la Nouvelle en 2003. Elle a présidé le prix littéraire des lycéens de Compiègne en 2003-2004.
    Lauréate de nombreux prix, Marie-Hélène Lafon a obtenu le Prix du Style 2012 pour "Les Pays" et le Prix Goncourt de la nouvelle en 2016 pour Histoires. Elle recevra le Prix Renaudot 2020, pour son roman Histoire du fils.  Elle est publiée principalement par les éditions Buchet/Chastel.

    Voici pour vous un extrait de Jours d'hiver, une chronique écrite à la manière d'un Journal, dans un cadre, il faut en convenir, très parisien - une géographie citadine que je connais bien, pour y avoir travaillé, sans plus :

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  • "Charrue", de Robert Pinget, Les éditions de Minuit, 7 mars 1985, 80 pages, 30 F.

    Né le 19 juillet 1919 (symbolique des nombres), Robert Pinget est un romancier et auteur dramatique d'origine suisse.
    Après avoir terminé des études de droit, il exerce le métier d'avocat à Genève durant un an. Il quitte la Suisse en 1946 pour Paris, où il entre aux Beaux-Arts.
    Il publie son premier ouvrage, Entre Fantoine et Agapa en 1951. En 1952, Robert Laffont publie son premier roman, Mahu ou le Matériau, sous l'impulsion de Georges Belmont. Ensuite c'est Le Renard et la Boussole chez Gallimard, en 1953, grâce au soutien d'Albert Camus, Alain Robbe-Grillet et surtout Samuel Beckett, qui restera un grand ami de Pinget, le conseillent à Jérôme Lindon, patron des Éditions de Minuit. Graal Flibuste paraît donc chez Minuit en 1956, après avoir été refusé par Raymond Queneau chez Gallimard. Désormais, Minuit sera l'éditeur de Pinget.

    Deux ans avant d'acquérir la nationalité française, il s'installe, en 1964, en Touraine, dans ce qu'il appelle sa « chaumière », où il écrira la plupart de ses livres. Il y construit une tour, et invente ce qui est considéré comme sa « dernière veine », à savoir la série des « carnets », dont la parution commence en 1982, avec la publication de Monsieur Songe, du nom de ce personnage vieillissant dont Robert Pinget n'a jamais nié qu'il était une forme d'alter ego.
    Peu après le colloque qui lui est consacré à Tours, en 1997, il succombe à une attaque cérébrale dans cette même ville, le 25 août 1997.

    Voici un extrait de Charrue, deuxième (après Le Harnais) de ses cinq carnets parus aux éditions de Minuit :

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