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Né le 15 juillet 1966 à Clermont-Ferrand, licencié ès lettres modernes, Eric Laurrent (ne pas oublier le deuxième "r" de son patronyme) vit à Paris. On se souviendra qu'il a débuté dans le roman avec Coup de foudre, puisant son inspiration dans la remodélisation du fameux tableau de Botticelli, La Naissance de Vénus. Et qu'on lui doit une vie de Gustave Flaubert intitulée A l'œuvre, livre pour lequel il a quitté – temporairement on l'imagine – Les Editions de Minuit, publié cette fois par Flammarion, en 2024.
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Charles Juliet "Journal III (1968-1981)", éditions Hachette, 30/03/1982, 360 pages, 70 F
Charles Juliet est mort le 26 juillet 2024. Les éditions P.O.L travaillaient avec lui à l’édition du onzième volume de son Journal, à partir de l’année 2013. Il en avait décidé le titre : Mes meilleures années. Ce volume était encore en chantier avant sa disparition.
J'ai choisi de vous présenter aujourd'hui ce qu'il a écrit dans le troisième tome de son Journal, sur un peintre qu'il avait en estime, Bram van Velde. Au fil de ces propos rapportés, il apparaît que le monde créé par un artiste associe toutes les composantes réelles autant qu'abstraites, que le commun des mortels n'embrasse que morcelées.Rien d'apprêté dans ce dialogue à mots couverts entre l'auteur et le plasticien, qui se confie à lui, le plus librement, et sincèrement possible.

Sans titre, Bram van Velde, 1979Voici :
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Claude Louis-Combet nous a quittés le 24 novembre 2025
Un auteur des plus étonnants que Claude Louis-Combet, que j'ai lu surtout à ses débuts, qui furent tardifs (il commence à publier à 38 ans, avec Infernaux Paluds) et c'est, pour celui qui écrit ces quelques lignes, un plaisir que de remonter dans le temps, en cet automne 1997 où Louis-Combet, parlant de lui-même en tant que narrateur, à la troisième personne du singulier définissait ainsi sa démarche, se référant à une expression à son sens "magique" : "depuis le commencement". Soit : "Le commencement de la phrase qui est le commencement du texte qui est le commencement d'un nouvel épisode d'écriture n'a valeur que de commencement relatif. On n'imagine pas un coureur sans disposer d'un point d'appui sous le pied. Ce point d'appui est occasionnel, accidentel – l'arête résistante et incitatrice d'une pensée, d'une émotion, d'un souvenir, quelquefois simplement d'un mot, d'une expression insistante et obsédante. A partir de là, le texte, construction et déploiement de l'existence aux prises avec elle-même, prend son essor." (revue Conférence n° 5, automne 1997). Ce texte, qui touche à l'auto-analyse, sera repris en novembre 1998 dans Le recours au mythe, chez José Corti.
C'est dans le tout premier numéro de Diérèse, paru le 21 mars 1998, que j'ai parlé, sans ambages, d'un livre de l'auteur qui nous intéresse, intitulé Larves et lémures, en pages 18 et 19 de la revue.
Je retranscris ce texte tel quel, en manière d'hommage :