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Diérèse et Les Deux-Siciles - Page 57

  • "La ville du dedans", pour accompagner la naissance du jour

    La chaleur du sommeil dissoute dans l'ombre des grands cèdres
    tu frisonnes d'être ainsi à la lisière du regard
    parmi les apparences apparence toi-même
    poreuse cette peau qui rend par transparence
    tout ce qui passe à contre-mort
    avec le bonheur des uns pas loin
    de ceux qui s'inventent une voie
    que l'espace absorbe à mesure


    La ville du dedans est ainsi faite
    de joyaux décomposés d'images-traces
    prises dans les bogues des miroirs où se tiennent
    les eaux initiales           de l'instant à l'instant
    tout arrive tu t'assieds au bord du grand vaisseau
    traversant les heures sans façon
    tu suis la durée de vie d'une vague


    là-même où flottent des paillettes d'or
    vêtues de bleu doublées de nuit
    que nous découvrons à deux maintenant
    où sable verre et cristal se conjuguent
    aux dix mille parcelles de la vie
    qui ne tient plus qu'à un fil
    là-même où la flamme soufflée
    s'en est allée


    Daniel Martinez

     

    PS : Il s'agit là de la première version du poème, retouchée pour sa publication dans le prochain numéro de "Diérèse". J'ai tenu ainsi à en garder la trace et à en assurer la visibilité aux lecteurs.

  • "Diérèse" n°32, printemps 2006, avec Olivier Cabière (1974-mai 2021), 268 pages, 13 €.

       Un poète qui nous a quittés à 47 ans : Olivier Cabière avait fondé au Vigan en 2003 les éditions L’Arachnoïde, en collaboration avec François Di Dio, éditeur au Soleil noir d’auteurs de la deuxième vague surréaliste.
       Diérèse a donné la parole par deux fois de son vivant à Olivier Cabière, précisément dans ses numéros 27 et 32 (cette seconde participation n'est pas mentionnée sur les réseaux sociaux).

       Relisons ensemble ce qu'avait écrit Olivier Cabière, pages 150 à 156 dans la trente-deuxième livraison de Diérèse. Avec un deuxième paragraphe qui, en l'espèce, se passe de tout commentaire :

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  • Un poème : "Genèse" de Loránd Gáspár, écrit en mai 1999

    Loránd Gáspár fut un médecin, poète, historien, photographe et traducteur français d'origine hongroise, né en 1925 à Marosvásárhely en Transylvanie orientale (actuellement Tîrgu-Mureș en Roumanie). Etudes secondaires dans cette même ville. Admis à l'Ecole Polytechnique de Budapest en 1943, il est mobilisé quelques mois plus tard.
    En octobre 1944, après l'échec de la tentative de paix séparée, suivie d'une occupation allemande et de la mise en place d'un gouvernement nazi en Hongrie, il est déporté dans un camp de travail en Souabe-Franconie. Loránd Gáspár s'en évade en mars 1945 et se présente à une unité française près de Pfullendorf. Réfugié en France, il est naturalisé en 1950 et poursuit des études de médecine à Paris. Par la suite, il deviendra d'abord chirurgien des hôpitaux français de Jérusalem et de Bethléem. A partir de 1970, il est chirurgien à l'hôpital Charles-Nicolle de Tunis, ce jusqu'en 1995. En 1998, il reçoit le Prix Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son œuvre. Loránd Gáspár s'est éteint à Paris en octobre 2019.
    Sa Correspondance avec Georges Perros (1966-1978), d'une précieuse liberté de ton, a été publiée par La Part Commune en mai 2001. Par ailleurs, une étude consacrée à ce poète devrait paraître dans une toute  prochaine livraison de Diérèse.

    Pour illustrer l'écriture concise autant que lumineuse de Loránd Gáspár, un texte : "Genèse", écrit dans la lignée de Corps corrosifs (éd. Fata Morgana, 1978) :

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