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Diérèse et Les Deux-Siciles - Page 69

  • Des extraits du Journal de Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947)

    Vingt années après son décès, les Œuvres complètes de Charles-Ferdinand Ramuz, en 20 volumes, ont été publiées par les éditions Rencontre, sises à Lausanne, ville de naissance de l'auteur. Je vous ai déjà parlé de cet écrivain "le plus représentatif de la Suisse du XXe siècle" à propos de "Passage du Poète" publié en mars 1990 aux éditions L'Age d'Homme, un livre révélateur de son talent, visionnaire et réaliste à la fois (une constante).
    Moins connu que les livres qui ont assuré sa notoriété (Aline, Jean-Luc persécuté, La grande peur dans la montagne, Si le soleil ne revenait pas...), voici pour les lecteurs de ce blog des extraits choisis de son Journal, de l'année 1902 à celle de sa fin :

    Ramuz.png

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  • "La ville du dedans", pour accompagner la naissance du jour

    La chaleur du sommeil dissoute dans l'ombre des grands cèdres
    tu frisonnes d'être ainsi à la lisière du regard
    parmi les apparences apparence toi-même
    poreuse cette peau qui rend par transparence
    tout ce qui passe à contre-mort
    avec le bonheur des uns pas loin
    de ceux qui s'inventent une voie
    que l'espace absorbe à mesure


    La ville du dedans est ainsi faite
    de joyaux décomposés d'images-traces
    prises dans les bogues des miroirs où se tiennent
    les eaux initiales           de l'instant à l'instant
    tout arrive tu t'assieds au bord du grand vaisseau
    traversant les heures sans façon
    tu suis la durée de vie d'une vague


    là-même où flottent des paillettes d'or
    vêtues de bleu doublées de nuit
    que nous découvrons à deux maintenant
    où sable verre et cristal se conjuguent
    aux dix mille parcelles de la vie
    qui ne tient plus qu'à un fil
    là-même où la flamme soufflée
    s'en est allée


    Daniel Martinez

     

    PS : Il s'agit là de la première version du poème, retouchée pour sa publication dans le prochain numéro de "Diérèse". J'ai tenu ainsi à en garder la trace et à en assurer la visibilité aux lecteurs.

  • "Diérèse" n°32, printemps 2006, avec Olivier Cabière (1974-mai 2021), 268 pages, 13 €.

       Un poète qui nous a quittés à 47 ans : Olivier Cabière avait fondé au Vigan en 2003 les éditions L’Arachnoïde, en collaboration avec François Di Dio, éditeur au Soleil noir d’auteurs de la deuxième vague surréaliste.
       Diérèse a donné la parole par deux fois de son vivant à Olivier Cabière, précisément dans ses numéros 27 et 32 (cette seconde participation n'est pas mentionnée sur les réseaux sociaux).

       Relisons ensemble ce qu'avait écrit Olivier Cabière, pages 150 à 156 dans la trente-deuxième livraison de Diérèse. Avec un deuxième paragraphe qui, en l'espèce, se passe de tout commentaire :

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