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Derrière le mica noir les yeux de Mei cherchent les miens et le registre chiffré du sommeil s'éloigne un peu plus Chemins pointillés des pas sous le bruissement des roseaux se profile l'ombre moite d'un château où faire halte à même le conte des amants pérégrins qui me renvoie à ma fragilité foncière l'aurore au creuset de l'étreinte loge entre les fentes du paravent
Un geai effleure la chambre interdite aimante le paysage deviné vers les yeux la gorge le front distribue ses trilles sur nos corps d'une orée à l'autre muscles et nerfs phosphorent inconscients deux boutons de lys enclavent l'espace inversé qui s'ouvre en soupirant entre les lignes arrachées au silence un appel muet aux signes avant-coureurs ainsi ressuscités coiffés de feux follets des orpailleurs aux ongles d'obsidienne
La nuit est devenue un mythe et le palais des glaces un vitrail peuplé d'illusions et puis tout autour de l'étang autour de la surface éblouissante de l'étang gelé car nous sommes toujours en février les flambées de givre sous les futaies que le soleil n'avait pas encore réchauffées la fièvre était la même impossible de lui donner langue pour dupliquer le texte inécrit la foudre onirique à quelques enjambées de l'être l'équilibre à l'horizon revenu se veut gardien du sanctuaire