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Partance (1), un poème de Daniel Martinez

 

 

Hâlés par le dernier soleil d'octobre
appliqués à saisir l'invisible qui rôde
les courants de l'esprit
errent au sein des ruines
et de transparentes orchidées 
saluent au passage


tournent les ocelles de celle qui fut
couronnée de poussière
et dans le tissu blanc du silence
passe devant elle
un rai de gloire
qui donne à la campagne
l'abstraite beauté des commencements


Au fil de ses avancées
s'éclaire le cercle de la vallée
pour marquer l'image
de l'astre même ainsi multiplié
entre des cils châtains


le bleu traversé de grands migrateurs
réfléchit le laboratoire intime de l'être
happé par le mystère d'Agathe
qui sent tressaillir sa poitrine
qu'elle n'a pas encore
appelée soit-elle
quand l'heure sera venue


à redéployer les cartes du monde
d'Argine à Pallas Athéna
de Judith à Rachel
en s'attardant sur le premier Charles
où glissent et dansent de concert
les volumes environnants
en attente de paraître


La splendeur adoucit l'épreuve de l'éveil
et sur le blanc du globe
nul fragment de nerf optique
mais l'ouïe d'un cœur
assigné à plus d'univers


Daniel Martinez

                                                                 

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