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Glissant sur les vagues de sable les mêmes rythmes perdurent touchent les flots du large nous ne disposons que de nos doigts et des dix lunes de nos ongles pour fouiller là des cristaux de roche surgis des profondeurs du sol
ils nous parlent de la mer absente et des grands voyages des morts jetés aux oiseaux des braises dans les bassinoires où vacillaient les ombres des vivants en nous traversant elles décrivent les frontières ombreuses d'un royaume perdu
ses prismes de gloire sous les nœuds du navire ourlées par le souffle des mots qui contiennent le monde et troublent encore le regard des marins psychonautes
Ainsi de chaque instant à mesure dissous dans le grand Tout l'air de toutes part sent le souffre la mémoire d'un âge effacé recompose l'esquif d'une navigation mythique entre les sinuosités de la matière respirante
Au-devant elles découvrent les racines de notre chronologie les mesures répétées d'une œuvre en création et sertissent la lumière crêtée d'une écume visionnaire