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Le réel se dédouble disperse ses brindilles dans la cavité des mains calligraphie tes lèvres ouvre la paroi du vide au fil du moindre souffle le désir enfin indistinctement
Lorsque chacun est seul avec sa propre manière qui est matière surgie sur le sable blanc de la toile qu'il éparpille ses multiples visages
sur le givre de ce matin fluorescent dans la lumière une ouate une nostalgie silencieuse une attente figée qui unifie les nuances les plus opposées ne laissant à voir que le moins d'elles-mêmes
La terre devant toi qui toujours se retire sans phrases presque au ras des choses tu penses à la sédimentation des secondes des minutes des heures à une vérité du temps de tous les départs vers un ailleurs improbable
et çà et là le papier griffé des ronces en leurs savantes combinaisons impassibles et graves rêches et pauvres le hasard y a cours une maille à l'endroit une maille à l'envers
Elles retracent ainsi la part de vie d'un homme dont on mesure habituellement l'histoire montant et se modulant pour s'infléchir après une tombée courbe vers la plaine où formes et couleurs ensemble confondues reviennent à se compliquer