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Ce serait comme l'invention des rosées sous les bras grand déployés du chêne le vouloir libre de la langue tramée dans son ombre à moins que ce ne soit ivre d'aurores un lieu absent aux yeux charroyant un présent épuisé par la douce pente qui mène son être entier plus loin qu'à l'ordinaire
Sous les flocons de l'encre persiste la mémoire et sous le voile aux mille bouches Printemps s'annonce avec le fleurissement des forsythias les feuilles alentour d'abord immobiles se font bruits la corde qui vibre d'un cerf-volant semblable à celui de Gaëlle s'anime sans qu'on le voie pourtant mais qu'on l'imagine toucher aux lèvres du ciel pour les réanimer enfin
Passagères elles conduisent ainsi le fourreau des syllabes elles tourmentent la couleur de l'eau où se baigne le hasard en exaltant des images enfouies à s'y vouloir désaltérer Copeaux de lumière poudroient autant qu'alors gorge se noue car c'est toujours à partir d'un dessein inaccompli que la mémoire prospère réouvre l'invisible pour se confondre à la ligne d'horizon réplique de nous-mêmes et de corps et d'images et de visages renouvelés
Serions-nous donc sujets du livre qui projetterait la vision d'un monde hors de l'ordre commun ébloui de questions restées sans réponse