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Diérèse et Les Deux-Siciles - Page 96

  • En octobre paraîtra "Diérèse" 85, merci aux contributeurs !

    Un petit mot rapide pour vous informer que la maquette de Diérèse 85 touche à sa fin. Le numéro comptera 326 pages, que vous découvrirez courant octobre, vers le 16, si tout se passe comme prévu. Je ne vous cacherai pas que ce ne fut pas évident, car il y avait "matière" ; mais c'est bien l'enjeu, à chaque livraison : hisser les voiles et guetter les vents favorables... Les chaleurs parfois écrasantes de cet été n'ont pas facilité la tâche de votre serviteur.
    Amitiés partagées, Daniel Martinez

    Les première et quatrième de couverture du numéro 85 sont le fait de Pacôme Yerma
    la composition de l'ensemble, une réalisation de Xavier Makowski

    La voici, en avant-première

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  • "Luna velata", par Andrea Raos, traduction collective, éditions cipM/Les Comptoirs de la Nouvelle B.S., décembre 2003, 8 €

    Andrea Raos, poète italien est né en 1968, près de Milan. Il vit actuellement à Paris. Andrea Raos est traducteur et chercheur en littérature japonaise. Il a écrit Discendere il fiume calmo, Franco Buffoni (éd.), Poesia contemporaneaQuinto quaderno italiano, Crocetti Editore, 1996, Lettere nere, 1996-2000, inédit, Aspettami, dice. Poesie 1992-2002, Pieraldo Editore, 2003. Il a par ailleurs dirigé l'anthologie de poésies italienne et japonaise contemporaines Chijô no utagoe - Il coro temporaneo (Le Chœur temporaire), préface Nanni Balestrini et Yoshimasu Gôzô, éditions Shichôsha, 2001.

    Luna velata ( Lune voilée) réunit des poèmes écrits de 1998 à 2002.

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  • "La Muette", (1507-1508, huile sur bois, Galerie nationale des Marches) du peintre Raphaël

    Raffael_043.jpg

    Raphaël, La Muta, 64 x 48 cm
    Galleria Nazionale delle Marche

     

    Gérard Macé


       Toutes les figures peintes sont silencieuses, mais La Muette de Raphaël un peu plus que toutes les autres.
       A cause de ce titre inventé sans doute après coup, de ce seul mot qui jette un sort à l'instant même où on le découvre, et qui semble voler sur ses lèvres en les fermant à jamais, elle est plongée dans un silence plus douloureux, plus définitif que toutes les figures immobiles et taciturnes qu'on voit dans les musées, comme si la parole empêchée éclairait son visage d'une lumière noire. Ou comme si, malgré le vernis du tableau, on sentait ses efforts pour briser le silence.
       

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