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Je m'y suis donc intéressé de près car, "mystérieusement", ce poème n'a encore jamais été traduit (et je m'en vais réparer cette injustice, car c'est l'un des plus beaux de l'auteur, également traducteur, de Char par exemple, avec ses Feuillets d'Hypnos. Mieux encore : il n'apparaîtra plus dans l'œuvre publiée de Sereni).
Diane
Ton ciel d'autrefois revient
L'heure fraîche reviendra pourtant
Reviens-tu toi aussi, Diane,
Un orchestre bourdonne en sourdine ;
Dans le soir, ton nom fier s'adoucit
Le mois de juin s'en vient bientôt
Et le chant, mon amie, qui fut le tien sur terre
Vittorio Sereni