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Comment expliquer cela ?, cette coïncidence. Il faisait chaud, j'avançais lentement. A main gauche, les champs moissonnés de la Brie formaient de vastes étendues brûlées, çà et là un sentier traversait l'étendue râpeuse jusqu'à des pavillons isolés. Et puis, m'arrêtant à l'ombre pour souffler, une pie est venue se poser sur mon bagage à quelques pas de là, dénichant du bout du bec les broutilles de mon dernier repas, à peu près invisibles. Et, quand elle eut fini de picorer ces reliquats j'ai vu, distinctement, à cet instant s'envoler l'âme de celle qui m'avait donné la vie. Elle avait pris forme de ce que l'on voit peints sur certaines tombes dans le Rājasthān, des signes esquissés tout en courbes et plus légers que l'air, si légers que l'on se demande comment le temps ne les a pas déjà effacés de la pierre qui les retient. Et tandis que ces enveloppes spirituelles prenaient ci-devant de la hauteur, l'ombre de l'ombre de la pie se faisait de plus en plus diaphane... jusqu'à ce que l'oiseau disparaisse à son tour, ne laissant derrière lui qu'un semblant de souvenir, d'un impalpable ailleurs.